| | | | Le bronze, matière dure et froide, ne serait pas , sans l' argile, presque vivant, façonné et mis en forme avec tendresse et émotion. Le but de l'artiste est atteint si en effleurant ses statues vous retrouvez sous vos doigts la fragilité du matériau d' origine, vecteur de sa personnalité.
Venue d'un pays plat, pays du vent, des moulins et des tulipes, mais aussi pays de Van Gogh, Jacoline Dubois est tombée en amour comme on dit au Québec, pour la Bretagne. Et la Bretagne le lui rend bien.
Il n'est qu'à voir les thèmes de prédilection de ses œuvres, peintures ou sculptures. Tous renvoient ou ont à voir avec la Bretagne, terre d'adoption , terre adoptée, terre adoptante. C'est que Jacoline Dubois aime ce, celui ou celle (s) qu'elle peint ou sculpte. Chez elle , le regard passe par le cœur puis la main en est le relais. Il n'est qu'à la voir travailler, une fois, une seule, pour comprendre la tendresse qui l'anime pour ses sujets : " sans cesse sur le métier, elle remet son ouvrage. " Et sous sa main agile et infatigable naissent, sous notre regard d'abord sceptique puis progressivement admiratif, ces silhouettes bretonnes, cette trinité enlacée au point de n'être plus qu'un être fondu d'où l'amour émane, ces dames élégantes, évanescentes. Et reviennent à l'esprit ces vers immortels de Verlaine : " je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant d'une femme inconnue et que j'aime et qui m'aime. " ou de Baudelaire " A une passante …oh ! toi que j'eusse aimée, oh! toi qui le savais ". Jacoline Dubois a trouvé ici, en terre bretonne, dans cette nature âpre et accueillante tout à la fois, un lieu de ressourcement qui révèle une énergie créatrice, longtemps contenue et qui ne demandait tout simplement qu'à être offerte au monde.
Marie-France Lesage Juillet 2005 |
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| | | JACOLINE DUBOIS-BRAK
Néerlandaise, Jacoline DUBOIS-BRAK habite entre Pont-Aven et Trégunc depuis une dizaine d'année et expose toujours de manière permanente dans son pays d'origine.
Née en 1947, elle est diplômée en Psychologie comportementale, a étudié l'anthropologie culturelle et a travaillé pendant 20 ans à l'Hôpital Académique aidant les malades, leur famille et amis pendant les périodes difficiles de leur vie. Elle avait à ce moment là peu de temps libre pour se consacrer à l'art.
En 1998 elle quitte l'hôpital et commence à peindre et à sculpter. A « Gooise Académie » elle suit les cours de peinture avec Ton KRAANEN et les cours de sculpture avec Luigi AMATI .
La sculpture l'a beaucoup aidée à supporter un cancer et pendant la période de chimiothérapie a travaillé et donné expression à ses sentiments de crainte et d'espoir.
Le destin l'a conduite en Bretagne, elle a « une âme celte » aimant depuis sa jeunesse la musique ancienne, la culture, la musique et les légendes celtes. Avec son époux, ils ont restauré avec passion, le Château de Kerminaouët, en Bretagne sud.
Ce château est à présent un trésor au milieu d'une réserve naturelle avec de nombreuses espèces d'oiseaux et d'arbres, ce qui en fait une oasis de calme extraordinaire appréciée par les hôtes qui viennent de tous horizons à la recherche de repos et de sérénité.
L'exposition de ses sculptures et des œuvres d'artistes bretons ou non, peuvent être vue lors de manifestations exceptionnelles qui ont lieu au château.
Elle a également exposé aux Pays-Bas, Westbroek , Utrech,, Doorn mais aussi à Genève et Quimper.
En 2002, pendant le Salon de Peinture de Trégunc, un diplôme d'honneur lui fut remis pour sa sculpture " les 2 bretons ". et en 2007 le 1er prix pour sa sculpture " La Famille " pendant le Festival des Menez-Hom à Plomodiern en Bretagne.
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